Accueil Date de création : 12/10/07 / Dernière mise à jour : 23/07/08 20:04 / 142 articles publiés
 

Bienvenue, Wilkommen, Welcome  posté le vendredi 12 octobre 2007 16:55

 

 

Hellow !

 

Bienvenue sur ma nouvelle histoire Sims

Vengeance

 


 

Mises au point

 

→ Pas de commentaires méchants, pliz !!

Les commentaires constructifs sont les bienvenus !
Si jamais l'histoire ne vous plaît pas, je vous apprends un tit truc !

Il existe une crois rouge en haut à droite ! Sisi !!!

 x  <- Elle ressemble à ça

Pas croyable, hein ? XD

Bref, si jamais l'histoire ne vous plaît pas, vous cliquez dessus et HOP !

Magie magie ! Plus d'histoire ^^

 

→ J'ajoute que je suis TOUJOURS une vraie m**** pour construire les maisons !

Je mériterais même le prix des maisons les plus moches lol

(Je le sais et j'assume !)

Donc... Pardonnez-moi la mocheté des décors ici présents...

{#}

 

→ Les majifications seront très irrégulières.

Je ne passe pas ma vie sur mes Sims.

(mais sur msn lol ! Comme dirait Susu,

msn est un tueur de majifications !)

Et j'ai mes cours à la fac.

Le week-end, je ne suis pas forcément disponible.

Mais j'essayerais de ne pas vous faire poireauter trop longtemps lol !

 

→ L'erreur est humaine !

(Sinon, y aurait pas de gomme au bout des crayons )

Alors pour ce qui est des fautes qui risquent d'apparaître, franchement, perdez pas votre temps avec ça !

 

/!\ Attention !

Comme la plupart des histoires Sims, celle-ci ne varie pas dans le registre.

Vous êtes ici en toute connaissance de cause !

Bon, c'est pas du porno complètement hard et sadique à fond les cacahuètes, non plus, hein ? x'D

Si ça vous dérange, petite croix rouge en haut à droite !

 

Enfin, une seule adresse pour me contacter :

cianounette@hotmail.fr

N'hésitez pas !!

^____^

 

Merci !!

=)

 


 

Résumé

 

 

 Hebergeur d'images

 

Jayden est en fuite. Tout l'accable. Pourtant, il se sait innocent... Quelqu'un le traque. Quelqu'un lui en veut... mais il ignore qui...

Accusé du meurtre de son amante Julia, Jayden est obligé de fuir. Dès lors, il n'est mû que par un désir : la vengeance...

Une seule femme semble disposée à l'aider...

Mais peut-il avoir confiance en Tess, dont le passé semble aussi noir que le sien ?

 


 

Mises à Jour

 

 

Maj 1 - Maj 2 - Maj 3 - Maj 4 - Maj 5 -  Maj 6

Maj 7 - Maj 8 - Maj 9 - Maj 10

Maj 11 - Maj 12 - Maj 13

Maj 14 -  Maj 15

 MAJ 16

 

MAJ 17 - SAMEDI 31 MAI 2008

 


 

Petit plus

 

J'affiche clairement mon appartenance au club PRO-CASEY !!

Nathan à la poubelle !

(Et toi, Nanou, t'as rien à dire ! J'ai encore le texto dossier !!!!!!!!)

 

Ethan/Casey

Casey/Ethan

 

Moi aussi je t'aime Susu ^^

 

Hebergeur d'images 

 


 

Remerciements

 

Montage by Elo !

Mici ma tite Elo d'amour !!

Le fond et la bannière sont fait par ma Eno chérie !

Trop subliiiimes !!!

Merci <333

Bizouxxx

Je vous aime

 

Et un million de remerciements à tous ceux qui m'ont envoyé leurs montages !

 


 

Mes autres histoires

 

A venir

 

Parce que je l'aime

 

Cinq Soeurs

 


 

Dernière chose

 

Je n'ai pas les pass d'Alphajuliette !

Ca serait sympa si vous pouviez arrêter de me les demander !!!

 


 

 

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Tous les commentaires liés à l'article : Bienvenue, Wilkommen, Welcome

  • Skaiaa a posté :mercredi 09 juillet 2008 06:16

    Hiii. =D Eh bien si tu n'as pas beaucoup confiance en toi, tu peux arrêter de douter de toi ! Sérieux, j'ai adoré ton histoire, j'en suis fan. *o*
    Sinon pour les photos, je suppose que c'est pas dramatique, puisqu'après, elles sont bien mieux. =) Et finalement pour les décors, bah c'est tout simple, Elfy a toujours des sites de meubles en réserve sur son blog d'astuces : http://astuce4sims-xx.skyrock.com


    Voilà. =D
    Skaiaa (de CFY, au cas où tu aurais oublier xD)
  • Little Cherry a posté :vendredi 13 juin 2008 14:58

    Enfermé.Prisonnier depuis 10 ans. Je sais qu'elle peut me sauver. Rien que son sourire me le laisse entendre. Mais on ne me force pas à vivre si facilement. Je ne suis jamais seul...Car celui qui se cach au fond de moi pourrait bien un jour se réveiller...
    Prends-garde à ne jamais rester seule dans le noir...Au royaume des ténèbres se cachent des êtres innomables. Alors cours...Et ne te retourne pas.

    Voilà pour le résumé ^_^ En espérant te retrouver =)
  • verdandi a posté :jeudi 08 mai 2008 22:24

    Viens decouvrir ma nouvelle histoire !
    J'epère avoir ton avis ... Merci d'avance si tu venais à visiter mon blog ^^
    J'adore ton histoire alors j'espère que se seras la meme chose pour toi !
    bises
    http://shrewsbury.blog.jeuxvideo.com/
  • K-My a posté :dimanche 27 avril 2008 12:26


    Salut!

    Voici le résumé:
    Je les ai dupés , ce soir-là mes amis , ma famille...
    Depuis , j'ai un secret. Il est enfouie au fond de moi depuis quelques semaines...
    Je ne voulais plus de cette vie sans issue , ni aucun avenir ,
    J'ai tout changer, j'ai tout changer jusqu'à mon nom...
    En esperant que personne ne decouvrira la vérité...



    By K-My

  • Nell' a posté :dimanche 20 avril 2008 14:50

    JDG, je suis en train d'écrire pour Bewitching et devine quoi ?
    SHAYNE EST UN SALAUD
    xD
    Enfin son extreme beautée pardonne tout hein

    Je t'aiime
  • Gwen a posté :dimanche 13 avril 2008 12:53

    chere cianounette, voila enfin ce comminou de la mort qui tue que tu as tant attendu xD Vois tu j'ai cherché, cherché, cherché, et encore cherché une façon de t'envoyer un truc IMBATTABLE ety pour finir, j'en trouvé hahaha XD
    Je vais commencer par te raconter ma vie ! Premièrement, je suis fatiguée, mais plus qu'une semaine avant les vacances, alors youpi ! En plus Miza vient squatter une semaine chez moi alors je suis trop happy mais genre trop trop trop on va faire les folles dans Bordeauxwood et tout BREF l'éclate ma chère, oui l'éclate xD Sinon, j'ai trop envie de regarder History of violence, parce que bordelou y a Viggo Mortensen dedans et que moi et Viggo c'est une grande histoire d'amour xD
    Bon, ma vie n'est pas très très facile a raconter MEME SI elle est passionante SO j'ai trouvé une super méthode pour faire un comminou de la mort qui tue : JE TE PASSE LE FIRST CHAPITRE DU IVRE QUE J ECRIS HAHAHA AAVEC CE JE SUIS IMBATTAVBLE VISCOIIIIIIIITRE =D xD
    I - Souvenirs
    - Erin –

    Je me changeais pour la énième fois de la journée, me contorsionnant dans tous les sens pour enlever un bustier que j’avais enfilé quelques secondes plus tôt et jetant un coup d’œil au reste de mes habits. Cette petite robe noire qui s’arrêtait juste au dessus de mes genoux… Non, elle était beaucoup trop simple Peut-être cette jupe grise accompagnée de mon chemisier blanc… Non, non et non ! Je ne parvenais tout simplement pas à trouver un ensemble convenable. Qu’est-ce qui n’allait pas ? Moi, Erin Adams, qui n’avais jamais été réellement passionnée par la mode, par conséquent, peu exigeante en matière de vêtements, ne pouvais pas me débrouiller pour assembler quelques misérables bouts de tissus ! Ironique, vraiment. J’ai soupiré. Ca n’aurait pas du être si compliqué. Ce n’était qu’une fête… Une toute petite fête… Certes donnée en l’honneur de mon dix-huitième anniversaire, mais une fête quand même. Je n’avais jamais été particulièrement timide, donc je n’avais aucune raison de me mettre dans des états pareils. Mon stress me rendait maladroite et tendue d’une manière absolument ridicule. Si les gens de mon entourage me voyaient ainsi, ils me demanderaient immédiatement depuis quand j’avais troqué mon tempérament posé contre celui d’une pile électrique. Cependant, en mon for intérieur, je savais parfaitement pour quelle raison j’hésitais tellement. Je voulais qu’il soit satisfait. Je voulais qu’il profite de cette soirée encore plus que moi. Parce que je j’étais idiotement amoureuse, au point de ne penser qu’à ses dires, parce que… – Erin ? Appela une voix derrière moi. Je me suis retournée, un frisson se baladant innocemment le long de mes bras et de mon dos. J’avais reconnu cette voix dès la première syllabe qu’elle avait prononcée. Peut-être le simple fait de penser à lui l’avait fait venir jusqu’à moi, ou peut-être n’était-ce qu’une simple coïncidence, mais en tout cas, il se tenait là, appuyé avec décontraction contre la porte ouverte, les mains dans les poches de son pantalon noir. L’objet de mes tourments. J’ai d’abord cru que j’allais m’évanouir. En dépit du fait que je connaissais les traits de son visage par cœur, jusqu’à ses expressions, je ne pouvais m’empêcher d’être prise d’une vague de passion inexplicable à chaque fois que je le voyais. Comme toujours, ses cheveux noirs corbeau étaient en bataille. Quant à son regard flamboyant et tellement hypnotisant que c’en frisait l’indécence, il me dévisageait. Etait-ce possible que mes sentiments pour lui amplifient sa beauté ? Peut-être. C’était une question à laquelle je n’étais absolument pas à même de répondre, et par-dessus tout, je m’en fichais royalement. Il sourit, et se mit à avancer vers moi lentement, bien trop lentement pour que je ne sente pas mon impatience croitre au creux de mon estomac. J’ai à mon tour étiré les lèvres. Comme je devais avoir l’air stupide en cet instant, lui souriant niaisement, et le regardant comme si il était l’incarnation de Dieu sur terre ! Il prit ma main dans la sienne. Je ne parvenais pas à regarder directement dans ses yeux bleus et brillants. Je ne pouvais tout simplement pas. Alors je me suis contentée de comparer nos peaux. La sienne était plus foncée que la mienne, mais étant donné que j’étais aussi blanche qu’un cadavre, ce n’était pas très dur. J’observais mon épiderme translucide. Et dire que je ne bénéficiais pas de la magnifique excuse d’être rousse pour justifier cette pâleur presque surprenante… Non, mes cheveux étaient aussi noirs que les siens, et mes yeux oscillaient entre le bleu et le gris.
    - Quoi ? Suis-je parvenue à articuler par je ne savais quel miracle.
    - Tu es prête ?
    Sa voix était beaucoup trop familière et chérie pour que mon cœur puisse le supporter. Mais je me suis reprise et ai soupiré.
    - Comme tu peux le voir, non.
    Il rit. Je devais admettre, malgré mon obstination à ne lui trouver aucun défaut, que sa question avait été stupide. Evidemment, je n’allais pas me montrer en public simplement vêtue de sous-vêtements. L’homme qui se tenait en face de moi, ma main toujours dans la sienne, tourna la tête et découvrit la pile d’habits entassés avec désinvolture sur mon lit.
    - Pourquoi tu n’essayes pas ce truc rouge ? Dit-il en attrapant une longue et jolie robe rouge qui aurait mérité bien mieux que l’appellation un peu péjorative de « truc ».
    J’ai sourit devant la maladresse encore pire que la mienne dont faisait preuve mon amoureux lorsque le sujet de conversation tournait autour de la mode.
    - Je l’ai déjà fait. Elle ne me va pas.
    Il leva les yeux au ciel.
    - Tu te moques de moi ? Le rouge est ta couleur. D’ailleurs, ce n’est pas la robe que Serena t’avait offerte l’année dernière ?
    J’ai hoché la tête.
    - Alors arrête de faire des manières, se moqua-t-il. Elle te va bien.
    - Tu veux que je la porte ce soir ? Ai-je demandé d’un ton qui le laissait libre de toute future répartie.
    Il m’accorda un regard très sérieux et attrapa ma tête dans ses mains fraîches.
    - Oui ça me plairait. Mais par-dessus-tout j’aimerais que tu prennes en considération tes propres envies. Pense à toi avant de te préoccuper de ce que je pourrais dire.
    Oui, c’est ça… A part le fait que cet homme était le pilier principal de ma vie, ça ne devrait pas poser de problèmes de ne pas m’inquiéter à chaque secondes de ses réactions… Son opinion était la seule qui importait. Que cela soit pathétique ou non, là n’était même plus la question.
    - Je t’aime. Me dit-il en embrassant furtivement mes lèvres.
    - Je sais. Ai-je répondu dans un murmure. Je t’aime aussi, Jake. Je t’aime à en crever.
    Il eut un sourire tendre, et recula de quelques pas tandis que j’attrapais la robe de ses mains.
    - Retourne-toi. Ai-je lancé fermement.
    - Pourquoi ? S’étonna Jake. Ce n’est pas comme si je ne t’avais jamais vue te changer.
    - Idiot ! Tourne-toi je t’ai dit ! Question de principes.
    Il soupira, moitié-amusé, moitié-frustré, et j’ai étouffé un rire lorsque je l’ai entendu murmurer « Les femmes !... ». J’ai enfilé la robe rapidement, et me suis brossée les cheveux une dernière fois, choisissant de les laisser tomber en cascade sur mes épaules. Jake attendait, les bras croisés, et je devinais que sur son visage se promenait innocemment un presque habituel air impatient.
    - C’est bon, l’ai-je prévenu.
    Il s’est retourné, m’a regardée, et une seconde plus tard, les quelques mètres qui nous séparaient n’étaient plus qu’un lointain souvenir. Il posa ses mains sur mes hanches, et je du me mettre sur la pointe des pieds pour l’embrasser. Son souffle était brûlant dans mon cou, tandis que je m’évertuais de profiter le plus possible de la douceur de ses lèvres. Après quelque secondes, il interrompit notre baiser, et bien que je n’en laisse rien paraître, j’en fus terriblement frustrée.
    - Nous aurons plein de temps pour ça plus tard. Me murmura-t-il avec une audace que je lui connaissais bien, suivie d’un adorable baiser sur le front.
    J’ai acquiescé une nouvelle fois, me haïssant intérieurement pour être aussi dépendante, et pratiquement incapable d’aucune sorte de réflexions censées lorsqu’il se trouvait trop près de moi.
    Plus tard dans la soirée, je me trouvais dans mon salon, mon amoureux à mes côtés. Un verre de champagne à la main, je discutais avec les invités, riais, buvais, embrassais Jake, et discutais à nouveau, routine affective de laquelle je ne pouvais plus me détacher. Serena était vraiment jolie. Mais étant le portrait craché de Jake, cela n’avait rien de surprenant. Seuls leurs cheveux d’une couleur totalement différente, blonde pour la sœur, ébène pour le frère différenciaient ces deux jumeaux. Elle portait une robe noire s’arrêtant juste en dessous des genoux, qui mettait en valeur sa silhouette élancée. J’aurais été jalouse si elle ne m’était pas aussi chère qu’une sœur. Mais je l’aimais tellement que je lui pardonnais avant même de lui en avoir voulu le fait d’être une jeune femme splendide alors que ma propre apparence était loin de me satisfaire. Je l’avais rencontrée à peine quelques mois après que son frère et moi ayons commencés à sortir ensembles. Et je devais admettre que sa soudaine entrée dans ma vie m’avait fait un bien fou. Car elle était la seule à qui je tenais réellement qui ne savait rien de mon… Autre vie. Cette vie dans laquelle Jake et moi étions bloqués, sans même les contours d’une issue de secours. Peut-être aurais-je la possibilité de partir si je le voulais, mais pas lui. Et la simple pensée que je m’en aille sans qu’il ne puisse me suivre me paraissait presque risible. Donc j’avais décidé de rester. Il m’avait demandé un nombre de fois incalculable de penser à la vie que je ratais, celle que je pourrais avoir si je décidais de m’enfuir… Mais j’avais pris ma décision bien avant d’avoir eu à choisir. Le jour où j’avais commencé à l’aimer. Cet instant où j’avais réalisé que ma vie n’était pas sans but. Ce jour où il s’était emparé des fils brisés de la marionnette que j’étais pour les élever vers le haut, et me faire tenir sur mes jambes pour la première fois depuis des années.
    - Joyeux anniversaire, Erin ! Me lança Serena joyeusement en posant par précaution son verre de champagne sur la table à côté d’elle
    J’ai sursauté, prise par surprise, et j’ai rit. Puis, j’ai abandonné Jake aux mains de sa sœur, me joignant à une conversation animée par deux de mes amis. Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas autant amusée.
    Serena dansait à présent avec son fiancé, quant à moi, je me dirigeais vers le canapé, et une seconde plus tard, mon propre petit ami m’avait rejoint.
    - Comment tu vas ? Me demanda-t-il d’un ton léger
    - Très, très bien. Ai-je répondu avec un sourire immense.
    Il passa son bras autours de mes épaules et m’embrassa sur le front.
    - Je t’aime.
    Je n’arrivais pas à m’empêcher de le lui dire. Comme si ces mots étaient une partit itégrante de moi-même et qu’ils éprouvaient fréquemment le besoin de s’évader de la prison que je constituais.
    - Je sais. Répondit Jake avec un léger rire. Et moi aussi.
    Ses lèvres avaient à peine touchées les miennes lorsque son téléphone portable sonna. J’ai immédiatement reconnu la sonnerie attribuée au contact qui cherchait à le joindre. Comment aurais-je pu l’ignorer ? Son visage s’est soudainement durcit.
    - Est-ce qu’il ne peut pas te laisser tranquille juste un soir ? Ai-je soupiré.
    - Je dois répondre. Lança-t-il sèchement.
    Avec amertume, je me suis écartée de lui alors qu’il répondait à l’appel. Je ne pouvais pas entendre ce qu’il disait, car ayant pris en considération le fait que je tenterai d’écouter sa conversation, il s’était éloigné de moi le plus possible. Cependant, il était évident, à son visage crispé et son poing libre serré, qu’il n’aimait pas ce qu’on lui disait. Se mordant la lèvre inférieure, il a raccroché. Aussitôt, j’ai tourné la tête, prétendant de ne pas avoir suivi chacun de ses gestes, mais je ne trompais personne, et encore moins Jake Hunt. Néanmoins il ne dit rien sur le fait que je l’ai espionné. Non, il se contenta de me dévisager avant d’ajouter ;
    - Je suis désolé.
    J’ai attrapé son avant bras découvert, car il avait remonté les manches de sa chemise jusqu’aux coudes, et l’ai tiré, le forçant à se pencher légèrement vers moi.
    - S’il-te plaît… Ai-je lancé le moins fort possible pour ne pas attirer l’attention. N’y vas pas.
    Ses traits se radoucirent.
    - Je suis désolé. Répéta-t-il d’un ton des plus sincères. Je te promets que je ferai vite. Je serai de retour avant minuit.
    - Tu me promets ? Ai-je demandé, peu amène à le croire.
    - Oui.
    Il m’embrassa. Je ne réalisais pas sur l’instant que ce baiser avait un insupportable goût d’adieu.
    - A plus. Me souffla-t-il avant de faire volte-face.
    Et il sortit par la porte. Cette porte par laquelle il ne passerait plus.
    Car il ne revint jamais.
    Je me suis réveillée soudainement. A mon front perlaient deux gouttes de sueur. J’avais chaud, horriblement chaud, en dépit de la température glaciale. Jetant un furtif coup d’œil vers mon réveil, je réalisai qu’il était à peine cinq heures du matin. En cette pleine saison d’hiver, le ciel était encore aussi noir qu’au beau milieu de la nuit. Je me suis assise sur mon matelas, et ai replié les genoux vers moi pour les enrouler de mes bras, et pour finir, penchez ma tête en avant. Mes cheveux encore emmêlés par ma nuit de sommeil agitée tombèrent sur mon épaule droite. Lorsque la chair de poule hérissa ma peau, je me rendis compte du froid insupportable qui envahissait mon petit appartement sombre et miteux. Mon pyjama, composé d’un pantalon de survêtement gris et d’un débardeur blanc n’était pas très approprié en cette période, mais peu m’importait. Je savais maintenant qu’il me serait impossible de me rendormir. C’est pourquoi j’ai décidé de me lever. Ecartant le rideau qui séparait ma chambre de la pièce qui faisait office de cuisine et salon, j’ai allumée l’une des plaques chauffantes de la gazinière, et ai posé une casserole remplie d’eau par-dessus, dans l’intention de me faire un thé. En attendant que l’eau ne bouille, je me laissai tomber sur l’une des deux chaises qui entouraient ma table carrée à la superficie restreinte. Appuyant mes deux coudes sur ce support, j’ai joint mes doigts ensemble pour soutenir mon front. On aurait pu croire que je priais, cependant, n’importe qui me connaissant n’aurait jamais pensé une telle chose. Si j’avais un jour cru en Dieu, ce n’était plus le cas depuis longtemps. Non, je ne priais pas. J’essayais simplement d’organiser mes pensées beaucoup trop tumultueuses pour que je ne puisse les analyser correctement. Première chose importante ; J’avais rêvé de Jake. Ce n’était pas exactement un rêve, par ailleurs. C’était plutôt un souvenir enfoui, la dernière fois que je l’avais vu. Mais pourquoi mes pensées s’étaient-elles tournées vers cet élément douloureux, alors que depuis deux ans, date exacte de ce drame, je m’étais efforcée tant bien que mal à l’oublier. J’ai frappé mon front de ma paume. A chaque fois que je pensais aller mieux, à chaque fois que je pensais me remettre de la mort de l’homme que j’aimais si profondément, je replongeais. Il y avait toujours quelque chose pour m’y faire penser, comme si le monde s’était ligué contre moi, dans le simple but de garder mes souvenirs les plus atroces intacts.
    Le bruit que produisait l’eau bouillante m’arracha à mes rêveries, me procurant une excuse pour éviter une nouvelle fois de faire face à la réalité. Le seul problème était que je n’étais pas de l’unes de ces personnes qui se mentent à elles-mêmes. La vérité, je la connaissais parfaitement. Jake Hunt n’était pas seulement un homme que j’avais aimé, et qui aujourd’hui reposait dans un cercueil. Non, Jake Hunt était l’homme que j’aimais toujours, l’homme qui, quoi que je puisse faire, ne quitterai jamais mes pensées, l’homme que j’avais dans la peau, dans le cœur et dans le sang, pour toujours. Il était une partie de moi, et rien ne pourrait y changer quelque chose. Je l’aimais, chaque jour plus, en dépit de son absence continuelle. Il me semblait parfois sentir son odeur réconfortante, ses bras si familiers autour de moi, ses cheveux noirs et ondulés sous mes doigts… Mais cette impression ne durait jamais plus que quelques secondes. Car je savais que tout cela n’était qu’illusion. La seule façon pour moi de ne pas être constamment plongée dans un désespoir sans issue était d’éviter de me frotter à quoi ou qui que ce soit qui puisse me rappeler mon amoureux. Preuve que je ne m’étais pas remise de…
    Une larme perla au coin de mon œil, et je l’essuyais d’un geste rageur. Non ! Ce n’était pas le moment de replonger ! Cela faisait cinq mois que je n’avais pas pensé à lui, que son nom n’avait pas envahi mon esprit, cinq mois durant lesquels j’avais résisté, il n’était pas question que je me laisse aller une nouvelle fois.
    J’avais bien fini par trouver un moyen de me changer les idées. Travailler, sortir, travailler, sortir… Être entourée de monde, tout le temps, tout le temps… Je redoutais plus que tous les moments où je me retrouvais seule. Car seule, je n’avais plus aucune distraction. J’étais abandonnée à mon malheur, mes doutes et mon désespoir grandissant. Alors dans ces cas là, je téléphonais, ou je dormais. Cependant, le sommeil parfois n’était pas la bonne solution. Je venais d’en avoir la preuve. Mes rêves pouvaient parfois me rappeler dangereusement Jake.
    Pourquoi ? Mon Dieu, pourquoi n’étais-je pas capable de contrôler mes songes ? Je me haïssais pour ma faiblesse, je me méprisais pour mon incapacité à l’oublier, je me maudissais pour me fermer à tous ceux que j’avais connu à l’époque où il était encore à mes côtés.
    Je me suis levée avec une flemmardise apparente pour éteindre le gaz, et verser l’eau brûlante dans une tasse ébréchée. De la vapeur s’en échappait, et même la hanse était bien trop chaude pour que je me permette de l’attraper. Je me suis dirigée vers la salle de bain, en attendant que la boisson refroidisse, et me saisissais d’une serviette rouge vif que je passais sous un mince filet d’eau, et appliquais sur mon visage encore emprisonné par la chaleur douce du sommeil. L’eau fraîche m’emplit d’un court sentiment de pureté. Puis, enlevant la serviette d’un geste lent, je fis face à mon reflet. Ma peau plus blanche que jamais depuis deux ans contrastait avec la noirceur de mes cheveux à peine animés par quelques boucles. Mes yeux toujours indécis entre deux couleurs, gris et bleu, se fixaient eux-mêmes dans le miroir. Ma bouche naturellement rosée entrouverte, je me dévisageai. Puis, d’un geste impulsif qui aurait surpris n’importe qui se serait trouvé à côté de moi, j’ai frappé la glace de la paume de ma main, d’un geste assez contrôlé pour que je n’aie pas à racheter un miroir. J’aurais aimé pouvoir me blesser par ce mouvement, me faire mal pour me punir… Car je détestais la personne que j’étais et ce que je représentais. Faible, indécise et égoïste… Voilà ce qu’était devenue Erin Adams, deux ans après la mort de Jake Hunt. Mais évidemment, j’étais bien trop lâche pour me faire subir la douleur que je méritais. J’avais laissé tombé tout ceux qui m’avais soutenue, j’avais quitté mon ancienne vie, celle que j’avais juré ne pas trahir, même si elle me dégoûtait, car mon amoureux n’aurait pas l’occasion de fuir… Je n’avais pas été assez forte pour faire face à cette sorte d’autre monde dans lequel j’avais été isolée, et qui était rempli de souvenirs de Jake… Et par-dessus tout… J’avais abandonné Serena. Serena, la sœur jumelle de mon compagnon, celle que j’aimais tellement, celle qui avait autant souffert que moi, je lui avais tourné le dos. Pas volontairement. Mais je m’étais éloignée d’elle. Je n’avais pas compris au début que c’était uniquement à cause de sa ressemblance indéniable avec son frère. Toujours était-il qu’au fil des jours, la voir m’avait paru de plus en plus insoutenable. J’avais cessé de l’appeler, et de répondre à ses appels. Je m’étais effacée peu à peu, telle une fausse note dans une partition. Je ne la voyais plus qu’une fois dans l’année, au cimetière.
    A cette pensée, je fis soudain la connexion pourtant évidente avec mon rêve. Dans trois jours, ce serait mon anniversaire… Dans trois jours, ce serait celui de sa mort. Ce serait dans trois jours que je laisserais tous souvenirs douloureux ressurgir avec la puissance d’un raz-de-marée. Une journée, une simple journée, où je consentirais à me laisser aller complètement. Si je décidais de me rendre sur sa tombe.
    Je suis retournée dans la cuisine, et me rendit compte que j’avais un peu trop attendu. Mon thé était à présent tiède, et non pas chaud, comme je l’aurais voulu. J’ai soupiré, et ai avalé une gorgée qui me réchauffa légèrement.
    Quelques heures plus tard, le jour se levait sur Philadelphie, dont les rues étaient entièrement recouvertes de neige. Moi, je n’avais pas quitté ma place assise, à croire que du plomb s’était tranquillement installé dans mes jambes, m’empêchant de bouger. Je ne travaillais pas aujourd’hui. J’avais bouclé une affaire quelques jours plus tôt, et j’avais pris de très courtes vacances. Si Jake connaissait mon métier actuel, il en rirait bien. J’étais devenue détective. Même cette idée m’arrachait un sourire en coin plus animé par de la moquerie que de la joie. Cette situation était bien ironique, si l’on s’attardait sur les activités que je pratiquais avant de faire copain-copain avec les flics… Mais cela bien sûr, personne de mon entourage ne le savait. J’avais fui, complètement fui, je m’étais immergée dans un monde où les gens qui m’entouraient n’étaient que de simples personnes innocentes n’ayant aucune idée de mon sombre passé. La seule chose que je n’avais pu modifier était mon nom, ainsi que celui de Jake. Même avec toute la volonté du monde, je n’aurais jamais pu renier son existence. Il avait été bien trop important pour moi, et l’était d’ailleurs toujours, pour que j’arrive à le négliger.
    Le téléphone sonna. Qui appellerait les gens à huit heures du matin un dimanche ? Personne de très censé, sans doute. Ou alors, il s’agissait de Liv, ce qui était loin d’être exclu. Mon amie avait le chic pour réveiller les gens, ou en tout cas les déranger, sans le vouloir, bien évidemment.
    - Allô ? Ai-je lancé d’une voix lasse après m’être saisie du combiné.
    - Erin, c’est moi !
    - Bonjour, Liv. Ai-je répondu avec un sourire narquois. J’avais eu raison. Qu’est-ce qu’il se passe ?
    Le coup de fil de mon amie n’eut aucun impact majeur sur le reste de la journée. Elle m’avait vaguement proposé une « journée entre fille qui me ferait le plus grand bien », et ayant écouté ses projets d’une seule oreille, j’avais décliné l’offre, prétextant gentiment un début de rhume. Liv avait un caractère joyeux et léger, lui lancer en pleine figure qu’elle m’ennuyait plus qu’autre chose en cet instant précis aurait été l’équivalent d’une gifle en pleine figure. En temps normal, j’aurais accepté de l’accompagner, cependant, trop de questions sans réponses assaillaient dans l’esprit, et j’avais envie d’y réfléchir, même si je ne savais pas par où commencer. Que déciderais-je de faire dans trois jours? Affronterai-je de dures et courtes retrouvailles avec Serena, ou au contraire, me défilerai-je pour renforcer ma forteresse de bonheur artificiel que je m’étais construite au fil des jours ? D’ailleurs, pourquoi hésitai-je ? Si il y avait bien une journée où je me permettrais de penser à Jake du matin au soir, ce serait bien celle de mon anniversaire, alors j’aurais dû saisir l’occasion… Et pourtant, ce rêve que je venais de faire, et qui m’avait paru si réel me suffisait à être indécise. Un souvenir, un seul avait été nécessaire pour que tout d’un coup, une nouvelle barrière de doutes s’élève sur mon chemin. Et si une partie de mon inconscient essayait de me dissuader d’aller au cimetière ? Et si une partie de moi-même tenait à ce que j’oublie jusqu’à son prénom, ou du moins que je le prétende, pour gouter à un semblant du bonheur que je m’inventais ? Résister n’était pas une bonne chose, je le savais. Si je le faisais, je craquerais un jour, au bout du compte, et la chute n’en serait que plus douloureuse. Autant sombrer l’espace d’un jour seulement, et se lever le lendemain comme si de rien était. Oui, c’était la meilleure chose à faire.
    « Excuse-moi, ai-je alors pensé. Mais tu es si présent que parfois la seule solution possible pour tarir mon désespoir me semble être celle de t’oublier… Mais je ne peux m’y résoudre. »
    Il ma fallut plusieurs minutes pour me rendre compte que cette sensation humide sur ma joue n’était autre qu’une larme ronde qui glissait sur ma peau, avant de continuer sa course en s’écrasant sur le sol. Je regardais instinctivement le parquet pour voir une petite tache plus foncée, souvenir de cette marque de faiblesse.
    C’était bien stupide de pleurer en cet instant Bien stupide et pathétique, puisque cela ne résoudrait rien. Et j’avais déjà versé assez de larmes comme ça.
    J’ai croisé les bras, frissonnant, tandis que mon corps était secoué de sanglots incontrôlables. Je me sentais ridicule à parler ainsi, je savais parfaitement qu’il ne m’entendait plus depuis longtemps. Après la mort, il n’y avait pas de deuxième vie, c’était simplement le néant, tout comme lorsque nous n’étions pas encore nés. Pour moi, l’absence de vie dans un corps se résumait à l’équivalent d’un sommeil sans rêve. Dieu n’avait été inventé par les hommes que pour les rassurer de cette perspective si effrayante qu’était de mourir. Ce n’était pas seulement un avis que j’émettais, mais la vérité, et je savais que j’avais raison, quoi qu’en dise mon entourage. C’était donc pour cela que je me sentais niaise à parler dans le vide, pourtant, pourtant…
    - Pourquoi m’obsèdes-tu autant, Jake ? Lançai-je à voix haute à ce brun qui n’existait plus que dans mes souvenirs. Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à me détacher de ta mémoire d’une façon saine ? Pourquoi est-ce que tout en toi me manque tant ?
    Mes muscles tremblaient. Je voulus me lever, cependant mes membres en avaient décidés autrement. Je suis tombée sur le sol. Aussitôt, j’ai ramené mes genoux pliés vers moi, et y ai enfoui ma tête, pour la deuxième fois depuis mon réveil. C’était ma position préférée. Ainsi, j’avais l’impression de me trouver dans une caverne où j’enfouissais tous mes problèmes et les faisais disparaître. Mais lorsque je relevais le visage, ils ressurgissaient de plus belle.
    - Ce n’est pas juste, Jake ! Tu n’as pas le droit de me hanter comme ça !
    D’un geste de rage, j’ai lancé ma tasse ébréchée à travers la petite pièce, et elle alla se briser contre le mur en face de moi.
    Plusieurs éclats de céramique voletèrent, et le plus gros morceau glissa jusqu’à mes pieds.
    Je ne soupirai même pas devant mon manque de self-control. Depuis sa mort, toutes mes capacités à garder mon sang froid s’étaient comme évaporées en pleine nature pour ne laisser aucunes traces derrière elles. Comme si, en arrêtant de vivre, il m’avait privé d’une partie intégrante de moi-même. Il m’avait privé de lui-même, celui qui constituait la moitié de mon être.
    J’ai brusquement secoué la tête. Ma façon d’agir frôlait le mélodramatique, et j’en avais honte. Il ne m’avait jamais connue comme ça… Que dirait-il à présent, me voyant me traîner et tenter de recoller les morceaux de ma vie qui avaient volés en éclat.
    - Merde, ai-je alors juré.
    J’avais inconsciemment posé ma paume sur le sol et m’étais enfoncé un bout important de céramique dans la peau Grimaçant légèrement, je l’extrayais avec le plus de précaution possible, me répétant pour ne pas avoir mal que j’avais connu bien pire.
    Profitant du fait que je tremblais moins, je me levai, et me saisis d’un torchon que j’enroulai autours de ma main sanglante. Puis je me munis d’un balai et d’une pelle pour ramasser les débris tranchant de la tasse. Mes gestes étaient automatiques. C’était quelque chose de mécanique, je n’avais pas besoin de penser.
    Mon propre état m’alarmait. Osciller ainsi entre le désespoir, l’envie d’oublier et l’envie de me souvenir était quelque chose d’irréalisable. Je devrais choisir entre ces trois désirs.
    J’ai jeté les bouts de céramiques dans le sac plastique, accroché à la poignée d’un petit placard, qui me servait de poubelle. Puis, je me suis rendue dans ma chambre, pour attraper en vitesse un pantalon noir élégant, ainsi qu’un chemisier gris, par-dessus lequel j’enfilais une veste noire également. J’attachais mes cheveux en un chignon lâche duquel s’échappaient quelques mèches folles, et pour finir, enfilais des chaussures à talons. Je me lançais un regard critique dans un long miroir qui me permettait de m’observait de haut en bas. Je n’arrivais pas à croire que j’avais encore minci. Certes, je ne mangeais pas beaucoup, mais là, je devais admettre que je nageais de plus en plus dans ce pantalon. Je n’étais pas encore maigre, mais si je continuais ainsi, c’est ainsi que l’on me qualifierait, moi la première. Mais après tout, peu m’importait. Mon corps n’avait jamais été un objet de complexe pour moi, contrairement à la grande majorité des femmes et adolescentes, et ce n’était sûrement pas aujourd’hui qu’il le deviendrait.
    Lentement, je portais une main à mon cou. Mon doigt passa sur un petit relief qui n’était autre que le contour d’une fine cicatrice blanche. Une cicatrice que personne n’avait jamais remarquée tellement elle était discrète. Malheureusement, moi, je pouvais la sentir, la deviner, même lorsqu’elle était masquée par un collier. Je la détestais. Cette marque me rappelait une époque qui, même révolue, me hantait à la façon d’un spectre. Et par-dessus tout, elle m’empêchait d’oublier la lâcheté dont j’avais été capable.
    Brusquement, j’ai laissé retomber mon bras, choisissant de me concentrer sur mon reflet. Je portais une tenue typique des journées où je me rendais travailler. Et ce n’était pas un hasard. J’avais beau être en période de vacances, et l’on avait beau être dimanche, je ressentais un besoin désespéré de me plonger dans un tas de dossiers, d’enquêtes irrésolues… Aider à punir les coupables de crimes en tous genres m’aidait à me sentir moins coupable. Et surtout, cela m’empêcher de penser à autre chose.
    Les bureaux où je travaillais n’étaient jamais fermés, même le jour du seigneur. Car prières ou pas, les meurtriers ne se limitaient pas à ces critères de paix. La preuve. C’était un dimanche que Jake avait été tué.
    J’ai attrapé mon sac à main, ayant vérifié que tout s’y trouvait, agenda, clés, portable, et je suis sortie de chez moi. Habitant au sixième étage, j’empruntais les escaliers de services, vieux, et recouverts de poussière. Chaque marche de bois craquait sous mes pas. Lorsque je suis entrée dans le hall d’entrée de mon immeuble, j’ai machinalement ouvert le casier qui servait de boîte aux lettres, sur lequel mon nom, Erin Adams, était inscrit. Trois enveloppes tombèrent sur le sol avant que je ne puisse les attraper, ainsi que deux coupons publicitaires. Je me suis baissée pour les ramasser, froissant d’ores et déjà les bons de réduction dans mon poing, avant d’examiner les enveloppes. Factures, factures… Je m’attendais à ce qu’il en soit de même pour la troisième, mais ce n’était pas le cas. Il n’y avait pas d’adresse, seulement un mot marqué à la min, d’une écriture pointue et régulières, à l’encre gel noir.
    « Joyeux anniversaire, Erin. »
    Je ne pris même pas la peine d’ouvrir. L’année dernière aussi, j’avais reçu quelques courriers de certains de mes proches. Ils avaient pensé que j’attendais cette date avec impatience, comme n’importe quelle autre personne pas encore trop vieille pour se lamenter d’avoir gagné un an de plus. Bien sûr, je les avait toutes brûlées, expliquant à mes expéditeurs que je préférais garder cette date anonyme. J’ai donc déchiré cette enveloppe. Je n’avais même pas envie de savoir qui m’avait envoyé cette lettre, de peur que je fusse brusquement prise d’une envie de meurtre.
    Poussant la porte du hall d’entrée, je me suis retrouvée dans la rue, assaillie par un froid épouvantable. Me maudissant pour ne pas avoir pris d’écharpe, je jetais les coupons publicitaires ainsi que ma carte de vœux à la poubelle, et me suis mise à marcher d’un pas vif. Je passais devant un starbucks qui m’était très familier, mais ce matin là, je ne pris pas le temps de m’y arrêter. Pourtant, à peine quelques secondes après l’avoir dépassé, une voix m’interpella.
    - Hé, Erin !
    Je me suis retournée. C’était un timbre plutôt doux et légèrement aigu. Une femme, ou une adolescente.
    - Salut Liv ! Lançais-je avant même de m’être entièrement retournée. Tu travailles aujourd’hui ? Etonnant.
    Mon amie leva les yeux au ciel et me gratifia d’un sourire.
    - Bien sûr que non, je ne suis pas suicidaire au point de bosser un dimanche ! J’étais passée chercher les clés de ma voiture, je les avais oubliées hier !
    A mon tour, j’ai rit. Il n’y avait qu’elle pour oublier ce genre de choses.
    - Bon, alors, tu refuses mon offre de sortir sous prétexte que tu as un rhume, et je te trouve à moitié à poil en plein hiver ?!
    Ce fut à mon tour de rouler les yeux.
    - Je ne suis pas à moitié à poil, j’ai juste oublié mon écharpe. Mais de toute façon, j’allais me rendre au boulot.
    Liv me dévisagea à la manière d’une extra-terrestre.
    - Ma parole, tu es tombée sur la tête ? Tu n’es pas censée être en vacances ?
    - Des vacances qui se terminent ce soir. Un jour de plus, ou un de moins, moi, tu sais…
    Elle secoua la tête, et ses cheveux châtains et frisés voletèrent autour de son visage constellé de très légères tâches de rousseur.
    - Erin, si tu as besoin de te changer les idées, fais le autrement qu’en travaillant nuit et jour !
    Piquée à vif, je baissais les yeux. J’avais beau l’avoir rencontrée seulement un an auparavant, elle arrivait à me cerner d’une manière presque déroutante. Mais je devais reconnaître qu’elle avait la faculté de me faire oublier n’importe lequel de mes problèmes, pour un temps limité, évidemment.
    - Allez viens, je vais te faire un café ou un chocolat chaud !
    - J’ai pris un thé il y a cinq minutes. Ai-je argumenté bien faiblement comparé à la détermination butée de Liv Valentine.
    - Va pour un chocolat chaud, alors, trancha-t-elle d’un ton sans réplique.
    - Liv…
    - Arrête un peu de discuter… En plus tu n’as pas goûté aux nouveaux muffins à la myrtille ! Tu vas tomber raide !
    - Je n’ai jamais vraiment aimé le sucré…
    - Tu as fini, oui ? S’exclama mon amie en écarquillant les yeux, apparemment impressionnée par mon entêtement à refuser. Je vais finir par croire que tu as un problème avec moi !
    Elle me lança l’un de ces regards qui lui donnait l’air d’une petite fille de douze ans et qui m’empêchait de lui refuser quoi que ce soit. Résignée, j’ai soupiré.
    - Seulement un chocolat chaud, alors.
    - Tu es sûre ? Les muffins sont excellents ! Et tu as besoin de te remplumer un peu…
    - Liv, si tu continues comme ça, je te promets, je m’en vais ! Honnêtement, parfois, tu parles beaucoup trop.
    A peine vexée, elle se tut enfin, et me fit signe d’entrer dans le starbucks. Elle en était la gérante, et de ce fait, possédait les clés. Cela ne me fit pas bizarre de voir cet endroit vide et encore plongé dans l’obscurité sachant que ce n’était pas la première fois que mon amie et moi transformions ce café en salon personnel. Je pris place dans un pouf en cuir, et ai croisé les jambes. Après avoir allumé les lumières, Liv se plaça derrière le comptoir, et alluma une machine qui lui servait à faire des boissons chaudes. Je l’observais. Elle était plutôt grande et d’une beauté ordinaire, cependant tellement pleine d’énergie qu’il était presque impossible de ne pas la remarquer. Elle avait parfois des apparences de petite fille, mais pourvue d’une grande intelligence et réflexion. Cela m’avait d’ailleurs étonné de le constater, à peine une semaine après notre rencontre, alors que je ne la prenais que pour une fille gentille, mais un peu idiote. Non, elle était loin d’être bête.
    - Voilà ! M’annonça-t-elle en déposant un verre en carton rempli de chocolat chaud sur une petite table ronde de bois.
    - Merci. Ai-je répondu, me saisissant du gobelet.
    Le liquide me brûla la langue, mais je ne dis rien, contrairement à mes yeux qui s’emplirent automatiquement de larmes. Liv eut un léger rire, puis retrouva un regard très sérieux, et me dévisagea.
    - Alors, qu’est-ce qu’il s’est passé ? Me demanda-t-elle.
    - Quoi ? Répliquais-je, surprise.
    Mon amie retint un soupir exaspéré.
    - Erin, tu comptais te rendre au boulot un dimanche où tu es en vacances, et tu as refusé une journée entre amies ! Je crois que je te connais assez pour affirmer sans me tromper que quelque chose ne va pas.
    - Tout va très bien, merci. Ai-je rétorqué d’un ton tranchant.
    Mais Liv n’y prêta pas attention. Elle était habituée à mes airs froids et hautains à chaque fois que je voulais esquiver un sujet.
    - Tu ne trompes personne ! Pas moi en tout cas. Qu’est-ce qu’il y a ? Un problème avec Dan ?
    J’eus un rire sec et narquois. Comme si je pouvais vraiment être préoccupée par ce type dont le prénom m’avait échappé pendant des semaines durant, avant que je ne parvienne à le mémoriser, et dont le visage s’effaçait de ma mémoire à une allure folle…
    - Dan ne m’as jamais obsédée, et ce n’est pas aujourd’hui que cela commencera, ai-je soupiré.
    Elle ne pouvait absolument pas douter de ma sincérité là-dessus. Mon histoire avec Dan, l’un de nos amis commun, n’avait duré qu’un pitoyable mois, et je m’étais séparée de lui sans regrets. Non pas que je ne le supportais pas, mais je ne l’aimais pas. Et surtout, être avec un autre homme m’emplissait d’un immense sentiment de trahison envers…
    - C’est à cause de ton Jake, alors, n’est-ce pas ?
    Entendre le nom de mon amoureux prononcé par quelqu’un d’autre me faisait bizarre. Un léger frisson parcourut ma peau, alors que je me raidissais.
    - Ne dis pas n’importe quoi ! Ai-je sifflé cette fois d’un ton purement et simplement méchant.
    Liv m’observa longuement. Je sentais que mes yeux auraient lancé des éclairs s’ils avaient pu. Quant à elle, elle adoptait une expression impassible et figée.
    - Tu es idiote ! Finit-elle par lâcher d’un ton consterné.
    - Merci, Liv, ça me fait plaisir ! Ai-je rétorqué, toujours aussi froide.
    - De rien, je le pense !
    Je n’ai rien répondu. Mon amie était franche. Lorsqu’elle pensait quelque chose de quelqu’un, même si ce n’était que passager, elle ne se retenait pas de le dire.
    Je l’en entendue se lever, et venir s’agenouiller à côté de moi, posant sa main sur mon avant bras.
    - Qu’est-ce qu’il se passe, Erin ? Pourquoi n veux-tu rien me dire ?
    Son ton réellement inquiet me toucha. Je l’ai regardée dans les yeux.
    - Il me manque.
    Etait-ce ma voix ? Si triste, brisée, désemparée ? Si oui, alors mon état dépassait mes pires craintes. Si oui, alors j’étais réellement perdue… Je devais me reprendre. Liv commençait à me tapoter doucement le dos, pour me consoler, mais je me suis redressée brusquement.
    - Oublie que j’ai dit ça.
    - Erin…
    Je ne l’ai pas laissée finir. J’ai poussé la porte du starbucks, et me suis mise à marcher tout droit, sans même connaître ma destination, baissant la tête pour ne pas montrer au grand jour le nouvel océan de larmes qui se déversait sur mes joues.
    MUHAHAHAHAHAHAHAHAHHA JE SUIS TROP FOOOOORTE


    BISOUS C'IANOUNETTE QUE J AI BATTUUUUU
  • K-My a posté :mercredi 09 avril 2008 20:28

    Merci d'etre passé^^
    c super sympa
    kiss
  • Gwen a posté :dimanche 06 avril 2008 15:18

    Huhuhuhuhuhuhuhu

    GENNNNNRE JPEUX PAS TE BAAAAAAATTRE :o

    NANMAISHO X3 GEEEEEENRE !!!

    C EST JUSTE QUE JE TRAVAILLE BEAUUUUCOUP SUR CE COMMINOU A RALLONGE C EST TOUT X3
    Muahahahahahaha

    Tu seras surprise, C'ianounette

    Bisouuuuuuuuuuuuuuuuuuuus
  • K-My a posté :samedi 22 mars 2008 10:19

    Je collectionne les hommes d'un soir ,
    J'oublie mes erreurs avec l'alcool ,
    Je suis depressive depuis ce jour ,
    Je ne leur pardonnerai jamais...
  • Mizanam a posté :jeudi 20 mars 2008 23:33

    Haaaaan j'adore trop le nouveau fond
    Il est trop kawaiiiiiii
    Jsuis sorry j'ai toujours pas continué de lirouiller, mais je suis trop very beaucoup à l'arraché de partout :o
    J'en chie déjà pour avoir le temps de faire une maj alors xDD
    Mais je reviendrai muahahahahaha xD
    Bisouuuus

    Pour la coiffure de Josh je l'ai trouvé sur Modthesims 2
    Je te passerai le lien quand j'aurai recherché xD

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